Chu tanné! (maj)


Non, mais il y a quelqu’un qui va allumer quelque part.

Cette semaine, j’ai revu Pierre Bourgault, assis sur le bureau. Moi, ti-clin, toujours impressionné par le personnage. Il voyait venir. RDI et LCN n’étaient pas encore là. Mais il voyait venir le tsunami dont la population subirait les frais. Le trop plein d’informations.

Il sentait l’avalanche. Il sentait que les journalistes. Non. La population. Non. Les deux n’auraient plus le temps. Les premiers de traiter l’information. Les seconds d’absorber un traitement le moindrement compliqué. Vitesse de la vie moderne.

Nous en avons l’illustration cette semaine. Nelly Arcan. Site Web. Nouvelle inédite (Tant qu’à moi, ce n’est pas une nouvelle). TLMEP. Suicide. Au blender à vitesse 14. Avale.

C’t’ivident!

Calvaire!

Nous avons heureusement, des gens qui savent prendre leur temps. Qui n’ont pas à mener une enquête fouillée. Chantal Guy, chapeau!

Je vais commencer à l’endroit:



Ça sort dans les nouvelles pis toute.

Une chronique de Nelly Arcan après son passage à TLMEP, ici. (Remis en lumière par Chantal Guy sur Twitter)

Bon. Personne ne l’a posée, mais elle était là, la question. Dans l’air. Pas de traitement. La voyez-vous l’évidence? Humiliation… Avec une conclusion létale.

Non. Mais parce que c’est ça l’information aujourd’hui…

Vous me direz que je dérape maintenant, que j’ai un préjugé défavorable, que mon ami Guindon, sur Twitter, l’a mis de l’avant. Mais bon.


Puis, mis en lumière par Samuel Mercier sur Twitter, lisez ceci.

 Je vous l’ai dit, la question est là, mais personne ne l’exprime. Bien plus plaisant de la sous entendre… À moins d'un peu de bouillie qui ne sait pas vraiment cibler. Ici

Et vous aurez lu Huston, Pétrowski...

Mais, manque de chance, le sujet est déjà «out ouf bound».

Construction oblige.

Lisez le texte et pensez ce que vous voulez. C'est ça la liberté. Et ça n'a pas à être la faute de... C'est d'abord le texte d'une écrivaine.

MAJ: réponse de Quebecor sur ProjetJ

3 commentaires:

Lucille a dit…

Comme chaque fois, une nouvelle en avale une autre et elle s'en nourrit jusqu'à ce qu'une autre se présente.

Je me réfugie dans le monde de l'écriture pour fuir ces indigestions de nouvelles siloconées qu'on nous présente à outrance.

Gen a dit…

Petrowski a bien remis les choses en perspective j'ai trouvé.

Mais sinon... tant de bruit pour si peu...

J'te comprends d'être tanné. Je ressens le même genre de colère à chaque fois que c'est une histoire juridique qui est sur-médiatisée, avec inexactitudes et raccourcis logiques.

Isabelle Simard a dit…

On revient au débat qui dure depuis des siècles, nous avons besoin de finaliser le processus de professionnalisation du métier de journaliste. Ça prend un code d'éthique pour que n'importe qui cesse de s'improviser journaliste et qu'on dise la vérité au public et non pas des demi-vérité comme c'est le cas maintenant.

J'en ai eu plein mon casse qu'on mette en Une seulement ce qui vend... j'ai abandonné le métier.